Emportée par la foule..

[Août 2017]

En revenant de Nanterre, j’ai choisi d’emprunter la ligne L, pour changer, pour passer par St lazare et éviter la foule de costards cravates de la Défense que je ne connais que trop bien.

Erreur de ma part, la ligne L est également bien fréquentée et c’est en sortant du train et en allant rejoindre la ligne 14 que je me suis payé (forfait navigo à 75e je pense que je peux le dire) un bain de foule digne de ce nom. (A défaut d’une vraie piscine on se contente comme on peut ;))

c’est la chanson d’Edith piaf qui résonne dans ma tête, un peu comme la bande son offixielle du métro parisien aux heures de pointes. À quelques détails près… 

« Et perdue parmi ces gens qui me bousculent 
Étourdie, désemparée, je reste là  
Quand soudain, je me retourne, il se recule, 
Et la foule vient me jeter entre ses bras… 

Emportés par la foule qui nous traîne 
Nous entraîne 
Écrasés l’un contre l’autre 
Nous ne formons qu’un seul corps 
Et le flot sans effort 
Nous pousse, enchaînés l’un et l’autre 
Et nous laisse tous deux 
Épanouis, enivrés et heureux. 

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​ …et il danse.

19h15. Metro 7, tolbiac 

Il est là, sur le quai du métro d’tolbiac, assis sur l’une des rares chaises qu’il reste. Un jeune homme a ramené son enceinte et y diffuse de la musique en partageant une clope ou deux avec ces deux hommes d’un âge certains, loin de la réalité du monde qui avance sans eux, loin des tracas du quotidien des gens qui prennent les transports en commun.

Il danse.

Sans se soucier de ce soir, de demain, pas même de ce mal qui le ronge qu’on apelle communément la faim.