Nostalgie

Bus 183.
À l’instant.

Alors même que je suis en train de finir d’écrire mon récit du matin, je suis interpelée par le son qui émane d’un jeu musical pour enfant, là devant moi.
Cette musique qui, un peu à la façon de la madeleine de Proust me rends tout a coup nostalgique.
Des images rassurantes me viennent alors, et je ne peux m’empêcher de sourire, d’une manière sûrement quelque peu niaise pour quiquonque me regarde.

Les paroles vont rapelleront peut être quelque chose à vous aussi:

Ah ! vous dirai-je, maman
Ce qui cause mon tourment ?
Papa veut que je raisonne
Comme une grande personne
Moi je dis que les bonbons
Valent mieux que la raison.

Elle résonne en moi cette chanson, elle qui me semblait n’avoir aucun sens me semble tout a coup en prendre un.

La musique adoucit les moeurs

Dimanche.
Ligne 6.

Les métros mettent plus de temps à arriver, c’est dimanche pour tout le monde. Cette ligne je l’adore car elle permet de sentir les rayons du soleil qui caressent mon visage, ou de voir la pluie ruisseller le long des portes-fenêtres. Mais parfois je la déteste car bondée et bien trop bruiyante.
Taquine, elle me distrait et parfois, mon trajet m’emmène titiller la dame de fer, et puis, c’est à chaque fois à peu près la même emotion qui m’envahit, une profonde inspiration et tout mon corps se dit qu’il a la chance d’être né ici. Cette fois, je vais m’arrêter à Montparnasse. J’ai eu de la chance , un guitariste est monté dans ma rame et il a joué « Stairway to heaven » alors sans vraiment comprendre pourquoi, j’ai pleuré.

Le conducteur du bus 185

Aujourd’hui j’ai rdv kiné. J’aurai dû prendre le 183 sans me poser de questions.
Seulement, hier j’ai zappé de recharger mon pass navigo et donc j’ai dû faire tout un détour. C’est comme cela que je me retrouve à courir après un bus que je n’ai jamais fréquenté : le 185.
Je monte à l’arrière par peur de le rater (après un sprint d’enfer) mais comme je viens de payer 70e le mois je nnai pas envie de payer en plus 5e car je n’ai pas validé mon pass, je fonce donc jusqu’à l’avant du bus, c’est là que le conducteur m’interpelle en me disant que si je souhaite rester devant il vaudrait mieux que je me mette au niveau de la première porte pour ne pas être gênée par la porte. Je le remercie et je regarde le plan de ligne savoir où je descends j’ai une dizaine de stations pfff la loose. J’espère que ça va bien rouler et que je ne serai pas à la bourre. Il me demande où je vais je lui dis que j’ai rdv kiné avenue de gambetta et là il me dit qu’il cinnait bien l’équipe et on commence a papoter sport entraînements blessures kiné ostéo…Bref le temps est passé vite il me dit que c’est ici que je dois descendre. c’etait vraiment cool cette discussion, je lui souhaite une bonne journée il en fait de même.
Je regarde l’heure 9h55, yes je suis dans les temps! Et là je vois  »deux appels manqués » : c’est l’assistante à l’accueil qui m’annonce que ma kiné est malade…
Je suis deg et surtout KO … mais bon, le trajet était cool alors on va se rentrer et se reposer car la nuit était courte. Rdv torture de la rotule reporté à vendredi 9h. Woopwoop!

1- ah que le monde est petit.
2- parfois il suffit d’un rien pour apprécier une journée.

Have a nice day people!

Le parcours du combattant (aka Indiana Jones)

Se réveiller. Petit déjeuner. se preparer. et alors que j’enfilais mes shoes, je reçois un sms « je sais pas si tu comptais prendre le bus 183 aujourd’hui mais y’en a pas. » (merci BFF pour ton mms)
Et bien oui, à l’heure du digital (et vos 45 comptes twitter dediés à chaque ligne) je n’ai pas reçue d’alerte ratp (pourtant inscrite aux newsletters, ayant l’appli et moi même étant digital native…)

Bref, après un coup de stress je regarde sur l’appli le nouvel itinéraire à prendre. Un autre bus mais 1/4 c’est tendax à tenter. Très bien au lieu de bus, tram, tram je vais faire métro métro rer.

Enchantée, je me dirige vers celui -ci.
Comme à mon habitude je regarde instinctivement l’écran d’information des lignes… Ô joie le métro 5 a des soucis… Bon bah je vais me débrouiller les gars.

Nan vraiment c’est déjà assez la misère sans que le service ratp n’en rajoute. Car oui le 183 n’a pas de problèmes techniques, de grêle ou autre, non non il s’agit d’un arrêt volontaire. Il me semble que c’est à cause des articles au sujet de la radicalisation des chauffeurs de bus qui je cite « ne veulent pas prendre le volant après une femme ».

En attendant on prend son mal en patience et on fait au mieux. S’enerver ne changera rien. Mais râler pour exprimer son mécontentement il paraît qu’on a encore le droit.

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Poir info le lien pour acceder au pdf des bus : ICI

Have a nice day people!

Voyage(u)r utile

On est lundi, et je rentre du boulot après une dure journée. Enfin, déjà d’un week end sans repos, rempli de stress, de fatigue et de larmes…

À moitié dans mes pensées, étouffée par la chaleur du tramway j’essaye de respirer calmement , pour éviter la crise d’angoisse.

Tout semble « comme avant » mais pas vraiment.

Heureusement, j’écoute un papa expliquer les raisons du choix des noms des stations du T3, et j’apprends avec elle, petite brunette d’un metre vingt. Aventurières, aviatrices, infirmières, championnes… Et je boude de savoir qu’il descendent déjà à didot.

Savoir apprécier les petites choses de la vie, c’est aussi savoir écouter.

Prenez soin de vous.
Merci.

La loi de murphy

Vous connaissez la loi de murphy? Mais ouiiii souvenez vous ce matin, lorsque vous avez fait tomber votre tartine et que « COMME PAR HASARD » elle est tombée « du mauvais côté », celui qui avait délicatement été beurré par vos soins (vous qui etiez de bonne humeur au réveil, c’est raté!) [en réalité c’est tout autre chose la loi de murphy allez voir par vous même c’est passionnant]
et bien ce soir c’est à mon tour, que je vous explique:

Il fait -8000 et il pleuviote, je sors prendre le bus, l’appli ratp.fr semble bugguer car elle indique que tous les bus sont indisponibles. Je vais à l’arrêt et oh! Surprise! un petit mot est vulgairement accroché « le traffic ne sera pas assuré jeudi 15 pour cause de mouvement social » hmm. Ô joie de la vie. J’ai faim. J’ai soif prend un yop! Jai froid surtout. Bref je me retrouve obligée de prendre la 7 pour deux stations puis changer de quai pour attendre à nouveau. -À croire que l’on est des patients et non clients avec la ratp – après 5 minutes d’attente je monte enfin dans le métro. Cadeau supplémentaire de cette soirée, il fallait que je monte dans la seule rame où quelqu’un a laissé une dédicace : une belle galette odorante. Au moins elle m’a coupé la faim directos. Vous observerez mon côté optimiste .
Enfin chez moi, auchaud je suis finalement récompensée car j’ai presque rigolé de la situation, du coup j’ai reçu le colis surprise gagné grâce à un concours sur le site Stheels! Merciii 🙂

Conclusion (pas de morale je ne suis pas prétentieuse attendez) il faut savoir prendre les choses comme elles viennent: RE LA TI VI SONS! 😉

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Zen.

Ligne 7. 17h30. Dans un bloc de 6 places, une femme à ma gauche.

Je sens des regards appuyés de ma voisine sur moi.
Mon sac? Mon makeup ?
Je trouve cela pesant mais je ne dis rien.
Après plusieurs instants, elle se decide ENFIN à rompre le silence et s’exclame « euh excusez moi mademoiselle, votre telephone asus cest quel modele? Nan parce que moi le miens il est trop gros le vôtre a lair ideal ! » (le tout avec un léger accent africain que je trouve très charmant)–  » zenfone 2 lui dis-je » elle cherche de quoi noter dans son sac. Elle commence a ecrire « Zphone » je me permets de prendre son stylo pour lui noter « zenfone 2 » elle est heureuse et affiche un sourire sans pareil.

*Se mefier des gens dans le metro oui, mais pensons à rester zen ;)*

Travaux RER A: Jour 1.

Alors même que j’apprehendais de prendre la ligne 1 à palais Royal – à défaut de pouvoir avoir un rer pendant Mmes deux dernières semaines de boulot – je me retrouve coincée dans le métro 7. La cause?  Une panne mécanique devinez où à Châtelet. Bref. J’ai mis à peu près une heure et quart pour un trajet de 20 minutes. Mais le plus « drôle » (ou pas, tout dépends de la perception de chacun) ce sont les gens et plus précisément le comportement adopté lors de ces moments désagréables à passer dans l’attente interminable, serrés les uns aux autres.
Il y a l’angoissée, qui a besoin de parler pour canaliser son stress, qui interpelle chaque personne. Il y a le mec paumé, un peu mytho sur les bords, qui demande, misérable, si quelqu’un veut bien lui rendre un service en lui prêtant son téléphone le temps d’un appel. Et qui réitère, toutes les 10 minutes, répétant sans cesse le même discours en modifiant les raisons de son impossibilité de téléphoner avec son propre portable. Et il y a les plus sages, -dumoins en surface- ceux qui gardent le silence car ils savent que de souffler ne changera si ce n’est l’état dans lequel ils se trouvent.
Finalement, j’arrive à palais royal et ô miracle je peux même poser mon   délicat fessier endolori par des courbatures de la veille Legday sur les strapontins encore chauds du précédent fessier.

Résultat: j’ai mis plus de 2h pour arriver au taff, Mais j’ai pris mon mal en patience. 1-0 pour moi!

La transe

Ligne 7 – il est 17h38.

Elle est là devant moi vêtue d’ une tunique beige et d’un soutien-gorge bien trop petit pour sa poitrine. Elle écoute sa musique et c’est tout son corps qui bouge. Ses gestes m interpellent. Ils sont doux et léger, le fait de pouvoir être observée dans ce métro bondé la gêne, ses mouvements semblent se faire dans la retenue. Ses yeux se ferment et sa bouche s’ouvre pour chanter. Le son ne sort pas. Le monde environnant est, semble t il, trop impressionnant. Je la regarde discrètement, intriguée par ses agissements. Elle est ailleurs. En transe je présume. Absorbée par sa musique, dans un autre univers.
Il est 17h45 à présent.